Normes antécédentes
| Les normes antécédentes se définissent par rapport à l’agir humain, à partir de deux caractéristiques : l’antériorité et l’anonymat. Cela signifie deux choses : d’abord, elles existent avant la vie [industrieuse] collective qu’elles rendront possible ; ensuite, elles ne prennent pas en considération la singularité des personnes qui vont être en charge de l’agir et s’installeront au poste de travail [pour autant que cette notion soit valide]. Or, si l’activité est bien la forme humaine de la vie, elle est toujours ancrée dans le présent (impossible de vivre à plusieurs endroits à la fois, ou dans plusieurs temps) et renvoie toujours à quelqu’un, un corps-soi singulier (impossible de vivre par procuration). Par conséquent, l’activité correspond à un essai toujours renouvelé de quelqu’un d’unique, de rejouer dans une configuration du présent des normes à la fois antérieures à l’agir et anonymes. Ainsi, en lui portant la contradiction à un certain degré, les normes antécédentes rendent possible l’activité humaine. |
| Cette définition est prise dans "Vocabulaire ergologique" de l'ouvrage "L'Activité en Dialogues Entretiens sur l'activité humaine (II) " paru en mars 2009 chez Octares Editions. Cette définition n' est pas à prendre comme un article de référence d’un dictionnaire. La définition scientifique des concepts de l’ergologie passe nécessairement par les textes correspondants. |
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